Chance ou malchance ?

Dans un petit village, vivait un homme très pauvre qui possédait un cheval d'une beauté exceptionnelle.

 

Cet animal était si magnifique qu’il attirait tous les regards. Dès qu’un marchand ou un noble seigneur passaient par là, il proposait au vieil homme de lui acheter.

Mais, ce dernier refusait toujours, il répondait simplement : « Cet animal est comme mon ami. Vendriez vous votre ami ? »

 

Un beau matin, en se réveillant, le vieillard découvrit que son cheval avait disparu… Les villageois ne cessèrent de lui répéter : « On te l'avait dit ! Tu aurais du le vendre quand on te le proposait. Maintenant, il a disparu... quelle malchance. »

À toutes ces jérémiades et railleries, le vieil homme apportait inéluctablement la même réponse : « Chance ou malchance, qui peut le dire ? » Et les villageois reprenaient alors de plus belle leurs moqueries.

 

15 jours passèrent, alors que le vieil homme était afféré à son jardin, le cheval revint avec une horde de chevaux sauvages.

En effet, le magnifique étalon, s'étant échappé, avait séduit une magnifique jument et rentrait maintenant avec le reste de la horde. « Quelle chance ! » s’exclamèrent les villageois.

Le vieillard, lui, restait humble et répétait : « Chance ou malchance, qui peut le dire ? »  Ses voisins ne pouvaient s'empêcher d'y voir une ingratitude devant tant de chance !

 

Le vieil homme et son fils décidèrent de dresser les chevaux pour les vendre aux nobles Seigneurs du Royaume. Mais le fils chuta et se brisa une jambe. Malgré les meilleurs soins apportés au jeune homme, le guérisseur informa le vieillard que son fils ne pourrait plus jamais marcher sans boiter. Les villageois ne cessèrent de répéter « Quelle malchance ! Sans ton fils, tu ne pourras pas dresser les chevaux pour les vendre ! Et tu resteras pauvre… » Comme à son habitude, le vieil homme répondit : « Chance ou malchance, qui peut le dire ? »

 

4 jours après cet évènement malencontreux, les soldats du Roi vinrent au village et enrôlèrent de force tous les jeunes pour partir en guerre dans une contrée lointaine.

Tous durent suivre l’armée du Roi, sauf le fils du vieil homme qui ne pouvait marcher avec sa jambe brisée.

Pleurant d’anéantissement, tous les villageois prirent le vieillard à parti : « Ton fils reste avec toi alors que les nôtres vont certainement mourir à la guerre. On peut dire que la chance te sourit à toi qui garde ton fils unique ! »

Vous savez ce que le vieillard a répondu « Chance ou malchance... »

 

Moralité :

Chaque évènement, qui se produit dans notre vie, a une signification. Même si l’on ne le remarque pas immédiatement, avec un peu de recul, on se rendra compte que c’était nécessaire pour en arriver où nous en sommes.

Évaluation: 5 étoiles
1 vote

Image : source Webador